Apporteur d’affaires : un boulot à temps plein

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Le  métier d’apporteur d’affaires, peu connu des Burkinabè, fait son chemin petit à petit. S’il a du mal à décoller dans les milieux bancaires, il est plutôt développé dans le monde des assurances et des affaires.  Voici ce qu’il en est en réalité au Burkina Faso, selon des acteurs des banques et des assurances.  

Est apporteur d’affaires, toute personne physique ou morale, jouant le rôle d’intermédiaire, qui offre des opportunités à un client  et des sociétés ou des bailleurs de fonds. Selon le  chargé de la clientèle Sénior de Orabank, Ousmane Bancé, tout le monde peut devenir apporteur d’affaires, pourvu qu’il  ait le sens des affaires, des techniques  de persuasion et une connaissance des variables d’ajustement du marché.

Dans les milieux bancaires, ce métier  n’est pas encore pratiqué.  « Pour l’instant, on en dispose pas encore. Nous avons des dossiers en traitement pour collaborer avec des apporteurs d’affaires »,  a indiqué le directeur Clientèle particulier, institutionnel, ONG et professionnels Timbéni  Lankouandé.  Le chargé de la clientèle Sénior, Ousmane Bancé a renchéri que c’est le personnel du service clientèle en particulier et tout le personnel en général qui jouent ce rôle. C’est le même constat à la Banque de l’habitat et à Coris Bank. A la direction générale de cette banque, le chargé de marketing et communication,  François Kaboré fait savoir qu’il n’a pas encore travaillé avec des apporteurs d’affaires. « Je n’ai pas encore vu de dossiers en études. Ce métier doit être développé dans les assurances ».

« 10 millions par an »

A la direction générale de l’Union des assurances du Burkina (UAB), Adama Fofana confie qu’il exerce ce métier depuis 10 ans. Il signale que l’UAB compte à peu près 150 apporteurs d’affaires travaillent, dont 12 directement rattachés au service commercial. Des explications de M. Fofana, ce sont ces derniers seulement qui  perçoivent   leurs commissions tous les mois. Quant aux autres apporteurs, qui ne sont pas rattachés au service commercial, il note que certains rentrent en possession de leurs avoirs sur le champ.  Au sujet de la commission, il soutient que les commerciaux rattachés bénéficient 10% sur le net. « Quand je fais la moyenne annuelle, je gagne autour de 10 millions par an », confie  Adama Fofana  qui avance qu’il totalise un peu plus de 200 clients, dont une quinzaine de gros clients qui réalisent chacun en moyenne un chiffre d’affaires de 10 millions par an.  Après avoir souligné  qu’il parvient chaque mois à ajouter 5 à 10 clients sur le total déjà fidélisé,  M. Fofana relève qu’il utilise une partie de ses commissions pour ses charges de fonctionnement. Il fait allusion au carburant, à la tenue vestimentaire.

A l’en croire, les clients sont constitués généralement des transporteurs, auxquels s’ajoutent des souscripteurs dans les domaines des logements, de l’assurance vie etc.

 

Le chargé de la clientèle  Sénior de Orabank, Ousmane Bancé, note  que  le marché n’a pas encore confiance aux personnes physiques. Puis, il note que le Burkinabè ne sait pas que le métier d’apporteur d’affaires est  un boulot à temps plein.

Bertille KABRE

Ecoburkina.info

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