Chambre de commerce : un usurpateur plonge l’institution dans la turbulence

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La chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a organisé, ce 18 mai 2020 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les fondements juridiques de l’institution, en dénonçant la création d’une nouvelle chambre de commerce.

 

 

Le vice-président de la CCI-BF a signalé que des individus réunis en assemblée générale, le 25 avril dernier, ont créé une association à laquelle ils ont attribué la dénomination textuelle de son institution, ainsi que son sigle, avec des missions similaires.

 

«  Cette manœuvre intervient après que ses auteurs ont multiplié, depuis 2018, des procédures judicaires au pénal et au civil tendant à déclarer illégale la seule et unique chambre de  commerce et d’industrie de notre pays », a-t-il dit, en indiquant qu’à l’origine se trouve Ferdinand Ouédraogo, gérant du cabinet d’expertise économique verte/ Stratégie internationale (CEOS).

 

A l’entendre, il a assigné à bref délai devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou,  la CCI-BF, la  maison de l’entreprise du Burkina Faso,  et le consul national du patronat burkinabè pour ordonner à ces structures la cessation des troubles manifestement illicites à l’ordre public, la cessation de la détention et ou du stockage illégal des transactions  illicites de déchets d’équipements électriques, la livraison des déchets d’équipements électriques et électroniques détenus ou stockés  illégalement à CEOS. Et par ordonnance, le tribunal a déclaré l’action de monsieur Ouédraogo mal fondé et l’a condamné aux dépens.

 

Par la suite, il a adressé une correspondance au président de la CCI-BF avec pour objet ; «  Demande de réunion de l’organe suprême de délibération de la CCI-BF en session extraordinaire pour motifs graves et circonstances exceptionnellement déplorables pour le développement du secteur privé ».

 

De plus, le vice-président a affirmé que monsieur Ouédraogo a publié sur les réseaux sociaux  un document intitulé « Rapport public préliminaire » dont l’objet est « défaut de statut juridique et d’acte constitutif de la chambre de commerce d’industrie du Burkina  Faso-Assemblée consulaire ».

 

Selon lui, il a multiplié des actions tendant à  déclarer que la CCI-BF est illégale du point de vue de ses statuts, de la légitimité  de ses organes, ainsi que de ses représentants.

 

C’est au vu de l’ensemble de ces actions que la CCI-BF a saisi le tribunal  qui a donné raison à la CCI-BF, une institution fondée depuis plus de 72 ans, en 1948.

Maître Rodrigue Bayala a signalé que finalement le sieur est dans les liens de la justice.

 

 

Tidiane Sow

Ecoburkina.info

 

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