Covid-19 : la galère des vendeurs de volaille de Katre Yaar

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Une équipe de reportage s’est rendue au marché de volaille de Katre Yaar, ce 6 mai 2020. Elle a rencontré des vendeurs qui estiment être rongés par la morosité.

« Avec coronavirus,  les affaires ne marchent plus. C’est devenu molo molo. Par jour, je ne vends pas plus de 10 poulets, alors qu’avant le déclenchement de la crise sanitaire, je vendais en moyenne 100 », a déclaré Philippe Compaoré. Et Assinan Wédan, lui a indiqué qu’il ne vend pas plus de dix  poulets. Avec un peu plus de chance, il vend tout au plus quinze.

Monsieur Compaoré, vendeur de poulet

Pour lui,  le jeûne du mois de ramadan est venu pour aggraver la morosité du marché. « On est assis là ; on ne fait rien. C’est seulement le soir que des gens arrivent pour acheter quelques poulets.

A la question de savoir si les prix ont augmenté, monsieur Compaoré a avancé : «  Pas du tout ; l’unité coûte en moyenne 2 500 F CFA ou 3 000 F CFA. Seulement, les gens n’ont pas les moyens financiers ». Monsieur Wédan a reconnu qu’ils avaient tenté d’augmenter les prix à la faveur de la survenue de la maladie, mais ils ont été obligés de renoncer à cause de la faible affluence de la clientèle.

Selon Compaoré, ils se ravitaillent en volailles à Kaya, Manga, Koumbisiri, Kossimoro et Dori. De ses explications, ils ont du mal à se ravitailler, à cause de la quarantaine. « Nous faisions nous-mêmes le voyage pour aller chercher les têtes de poulets et de pintades ; à défaut, nous recevons des livraisons par commandes », a dit le chef du marché de Yamtenga.

A l’en croire, il y a environ une cinquantaine de vendeurs de volailles dans ledit marché.

Bertille KABRE

Ecoburkina.info

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