Crimes  de Tanwalbougou : les interrogations Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés

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Suite à l’annonce de la  mort de douze personnes détenues dans les locaux de la gendarmerie de Tanwalbougou, dans l’est du Burkina Faso,  l’exécutif du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) s’est rendu à Fada N’gourma, ce 16 mai 2020.

Conduite par les docteurs Daouda Diallo et Ibrahim Barry, la délégation  a eu une séance de travail avec la section locale du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), sous la direction du vice-président jean Kakambega.

Pour monsieur Kakambega, plus qu’une question de droit de l’homme, c’est le genre humain qui doit s’indigner et revendiquer la vérité.

 

Et docteur Daouda Diallo a formulé les interrogations suivantes : les suppliciés sont-ils décédés à Tanwalbougou ? Y a –t-il suffisamment de places dans la gendarmerie de ladite localité pour garder à vue une vingtaine de personnes dans la même cellule ?  Qui a acheminé les corps à la morgue  de Fada N’gourma? Pourquoi  les corps sont-ils  en putréfaction ?

Combien de personnes restent encore dans les liens de la gendarmerie ?  Est-il possible de leur rendre visite ?

 

Les deux structures sœurs de défense des droits humains ont convenu de travailler de concert pour collecter  les informations, tout en travaillant à éviter que des traces ne viennent à disparaitre.

Selon le procureur de Fada N’Gourma, Judicael Kadéba, ces personnes ont été arrêtées pour “suspicion de faits de terrorisme” et sont mortes dans leurs cellules. Sa parole : “Vingt-cinq personnes ont été interpellées dans la nuit du 11 au 12 mai par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou, pour suspicion de faits de terrorisme. Malheureusement douze d’entre elles ont trouvé la mort au cours de la même nuit dans les cellules où elles étaient détenues”.

Christian N. BADO

Ecoburkina.info

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