Élections couplées: le CFOP exige des élections à bonne date

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Le chef de file de l’opposition politique (CFOP) a tenu son traditionnel point de presse, ce 28 avril 2020 à Ouagadougou.  Objectifs, donner sa lecture  de la gestion du Covid 19 et le processus électoral  de 2020.

Selon le président de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Mahamadou Dicko, le principal orateur, les élections couplées présidentielle et législative doivent se tenir en Novembre 2020, conformément à la Constitution, au Code électoral et aux conclusions du dialogue politique.

Sa parole, « Aucun autre scénario n’est envisageable  et aucun prétexte ne doit être trouvé pour tomber dans des artifices juridiques permettant d’aller au-delà des mandats du peuple », car a-t-il avancé la CENI a  soutenu qu’elle était capable d’organiser les élections à bonne date, au cours d’une séance de travail.

Aussi, il a avancé que  si la CENI venait à accuser  un retard, cela jouerait sur des aspects du Code électoral. En conséquence, la classe politique devra faire les modifications appropriées. A propos, il déclare que par consensus,  la classe politique a demandé à la CENI de lui transmettre les points juridiques précis sur lesquels  des aménagements du code électoral pourraient être opérés.

                                 DU BUSINESS DANS LA GESTION DU COVID 19

En réaction aux questions des hommes de médias, voici ce qu’on apprend : « Nous avons dit non, on ne peut pas aller rencontrer le chef de l’Etat pour discuter exclusivement d’élections ; parce qu’il y a des priorités aussi de la nation, exactement comme au dialogue politique de l’année dernière. Nous avons dit qu’il y a le problème de la maladie, de la sécurité, de la cohésion sociale et qu’il est bon qu’on discute de ces questions ».

En réaction à l’exposé des autorités sur la situation nationale, monsieur Dicko a informé que l’opposition s’est exprimée comme suite : « Par rapport aux élections, nous avons simplement dit qu’il faut respecter les dispositions de la Constitution. On n’a pas le choix, on est obligé de les tenir ; parce qu’aucune loi au Burkina ne dit que tant qu’on ne révise pas le fichier électoral, il n’y a pas d’élection. Les conditions idéales, c’est que la majorité des électeurs puissent s’enrôler ».

Quant à  la gestion du Covid-19, il est apparu que le gouvernement manque de leadership et de   vision, se traduisant par une application des mesures, sans tenir compte du contexte socio-économique du pays. A l’en croire, le gouvernement fait du copier-coller. Prenant l’exemple de  la réouverture des classes,  il a indiqué que les autorités gouvernementales se sont fondées sur le plan de  la Côte d’Ivoire publié plus tôt.

 

Pour  Adama Séré, président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), il y a du « business » dans la gestion du Covid-19, sinon il a fait savoir comment comprendre que le Sénégal mobilise  30 milliards de F CFA au moment où le Burkina Faso , lui mobilise  plus de 100 milliards de  F CFA pour gérer la crise.

Noufé NABI

Ecoburkina

 

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