Entrepreneuriat : dans l’univers des étudiants du prêt-à-porter

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Ces dernières années, de nombreux  élèves et étudiants  développent, de plus en plus, de petites affaires, au prix souvent de leurs études. Certains ont choisi le  domaine du prêt-à-porter pour gagner leur vie.  C’est à ces derniers que le site d’information s’est intéressé, ce 1er mai à l’occasion de la fête des travailleurs.

Aristide Saré, âgé seulement de 28 ans, est à la tête de deux structures ; une boutique de prêt-à-porter et un dépôt de bouteille Sodigaz. Son dépôt compte en gros 400 bouteilles de 12 et 6 kilogrammes pour un chiffre d’affaires de quatre millions de F CFA et un bénéfice mensuel de 30 000 F CFA. Déjà, il emploie une jeune fille qui a un salaire mensuel de 25 000 F CFA.

S’il fait des grimaces  au niveau de la vente du gaz butane, il avance que sa satisfaction vient des  prêt-à-porter. « . Je peux vendre 15 pantalons  par mois, et je m’en tire avec au moins 1000 F CFA sur  l’unité», déclare-t-il, en signalant que sa spécialité, c’est la gent féminine. Il vend aussi des chemises, des robes et des paires de chaussure.

Le jeune Saré dit s’être lancé dans les affaires après trois tentatives manquées aux concours directs de la fonction publique. Tout à fait comme lui, demoiselle Damata Goueme  une étudiante déclare : «  On passe les concours, ça ne va pas.   C’est pourquoi, nous avons décidé de nous lancer dans le petit commerce pour avoir de quoi payer le carburant  et satisfaire nos petits besoins ».

Elle confie avoir commencé en 2016 dans une boutique qu’elle loue à 17 500  F CFA, le mois, avec le soutien de son frère aînée, résidant à New York  aux Etats-Unis à qui elle doit son fond de roulement. Elle, également, tient une boutique pour femmes : des robes, des pantalons des jupes, etc. A l’en croire, les affaires ne vont pas comme elle l’aurait souhaité.

Les affaires semblent prospérer à  « Soul Boutique », spécialisée dans les articles pour hommes. Phillipe Ouédraogo, le vendeur,  soutient qu’il est capable de vendre 15 à 50 habits, selon les périodes de grande  et de faible affluence. Il déclare que son patron Souleymane Billa s’approvisionne régulièrement à Lomé au Togo, d’où il revient avec des paires de  chaussures, des pantalons, des tee-shirts et des chemises.

Ces jeunes étudiants  rêvent tous grands ; ils veulent devenir des patrons d’entreprises. Si Aristide Saré veut ouvrir une deuxième boutique de  prêt-à-porter, il veut aussi se lancer dans le domaine de la production et la vente en gros de volaille. Pendant ce temps,  demoiselle Goueme  pense à une  grande enseigne de prêt-à-porter et une chaine d’alimentation. Pour y en arriver, elle souhaite que  l’Etat accompagne les jeunes entrepreneurs dans  leurs   projets, avec des financements.

 

Bertille KABRE

Ecoburkina

 

 

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